Sahara Occidental : 40 ans d’exil

Publié le par Etienne Lozay

Source : Oxfam France : http://www.oxfamfrance.org/rapports/protection-des-civils/sahara-occidental-40-ans-exil
Jeux d’enfants au coucher du soleil dans le camp de réfugiés d’Aousserd, au Sud-Ouest de l’Algérie (2015). Photo : Tineke D’Haese/Oxfam

Les réfugiés sahraouis abandonnés par la communauté internationale ?

28/04/2015

Quarante ans après le début de la crise des réfugiés sahraouis, la pression sociale qui pèse sur les épaules des hommes et des femmes vivant dans ces camps, et les difficultés liées à la situation humanitaire deviennent intolérables.

Le statu quo est devenu insupportable pour les réfugiés. Aujourd’hui, leur voix doit être entendue. La communauté internationale doit intensifier ses efforts pour garantir une vie digne à cette population et faire respecter le droit international, afin de résoudre cette crise de façon définitive.

Les réfugiés sahraouis sont contraints de vivre dans des conditions humanitaires très précaires. Cette situation constitue à elle seule une source de préoccupations sérieuses. Toutefois, ce sont surtout la durée extrêmement longue de cette crise et l’absence totale de perspectives qui rendent la situation de plus en plus insoutenable pour les hommes et femmes vivant dans les camps de réfugiés sahraouis.

La responsabilité première d’arriver à une solution juste et durable, revient aux protagonistes du conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario. Toutefois, devant l’incapacité des deux parties à trouver une telle solution, les cartes se retrouvent entre les mains de la communauté internationale, notamment des Nations unies et des Etats membres du Conseil de Sécurité. Ces acteurs doivent aujourd’hui démontrer de toute urgence aux réfugiés sahraouis qu’ils s’engagent réellement à la défense de leurs droits.
 
Ce rapport met en évidence la responsabilité de la communauté internationale. Le Conseil de Sécurité des Nations unies et les membres du Groupe d’Amis doivent en faire davantage pour créer les conditions propices à la finalisation du processus de décolonisation et à une solution au conflit, conformément au droit international. Ils doivent également pousser les parties au conflit à faire évoluer leurs positions, qui sont pour l’instant irréconciliables. Seule une telle solution pourra mettre un terme à la crise des réfugiés et renforcer la stabilité dans la région.

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