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Le salon Eurosatory, où exposent les plus gros vendeurs d’armes français et étrangers, refusé son accès au CCFD, à Amnesty et à Oxfam.

Ces associations veulent peser sur les négociations du Traité international sur le commerce des armes qui doit être négocié à l’ONU en juillet.

« Réservé aux professionnels du secteur. » C’est avec ces mots que le délégué général adjoint du Groupement des industries françaises de défense terrestre (Gicat), le général Jean-Albert Epitalon, a justifié la fermeture du salon Eurosatory à trois organisations non gouvernementales, Amnesty International France, CCFD-Terre solidaire et Oxfam France, qui militent pour la régulation du commerce des armes dans le monde.

Accréditations refusées

Organisé au parc des expositions de Villepinte, Eurosatory accueille, du 11 au 15 juin, l’ensemble des marchés mondiaux de la défense et de la sécurité terrestre. Ce salon a lieu quelques semaines avant la conférence diplomatique sur le commerce des armes, qui se tiendra à l’ONU du 2 au 27 juillet. 

Elle est censée aboutir à la ratification du premier Traité international sur le commerce des armes (TCA), dont un document préparatoire avait reçu, en 2009, le soutien de 153 États membres de l’ONU.

« Signal préoccupant »

Zobel Behalal, représentant du CCFD-Terre solidaire, considère ce refus d’accréditation comme « un signal très préoccupant de la part des industriels et du gouvernement quant à la volonté d’en finir avec l’opacité qui continue de caractériser ce commerce pas comme les autres ».  

Les trois ONG voulaient bénéficier d’Eurosatory pour animer une conférence sur le thème du TCA et sensibiliser les entreprises présentes à la nécessité d’un traité contraignant. Elles prônent des mesures visant à empêcher toute vente d’armes pouvant résulter ou faciliter des violations aux droits de l’homme. 

Zobel Behalal cite en exemple les missiles antichars Milan tombés entre les mains de rebelles tchadiens.

« Ni le lieu, ni le moment pour recevoir une ong »

C’est la première fois que ces ONG sont écartées du salon Eurosatory. « Ce n’est ni le lieu ni le moment favorable pour recevoir des ONG, voire d’imposer leur présence aux très nombreux industriels ou délégations officielles étrangères », explique Jean-Albert Epitalon. Le Gicat a proposé une rencontre dès la fin du salon.

Les industriels soutiennent la position gouvernementale sur le TCA, c’est-à-dire la nécessité de maintenir leur secteur d’activité à l’export, tout en appliquant les directives de la position commune européenne adoptée en 1998. 

Elle empêche les ventes utilisées à des fins de répression interne, d’agression internationale ou qui contribueraient à l’instabilité régionale. Ils invitent l’État français à ne ratifier le traité que si les États-Unis et la Russie font de même.

VINCENT LENOIR

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